Entrevue avec Michel Dubois, animateur chez CKRL

Entrevue avec Michel Dubois, animateur chez CKRL

Michel Dubois est animateur chez CKRL à Québec.

« Il m’est arrivé de signer un autographe! J’étais totalement spontaragonflé! » – Michel Dubois

Bref parcours

J’ai été responsable de la vie étudiante à l’École secondaire de La Seigneurie à Beauport et j’entretenais un intérêt particulier pour la radio étudiante. J’ai ensuite été professeur au CRTQ (Collège radio télévision de Québec). Je travaille présentement à CKRL 89,1 FM, puis j’ai au total 25 années d’expérience dans le domaine.

Mon coup de coeur musical présentement

Mon coup de coeur en ce moment est Victor Wainwright. Il représente tout ce que j’aime de la musique et du blues plus particulièrement.

Ma meilleure entrevue

J’ai eu la chance de donner plusieurs entrevues durant toutes ces années dans le domaine, mais certaines m’ont marqué plus que d’autres. Le moment que j’ai passé avec Johnny Winter fait partie de ces rencontres. J’ai été surpris par sa grande timidité, sa candeur et sa franchise. Mes entrevues avec Steve Hill, Bob Walsh et Angel Forrest étaient également mémorables. Ils se sont montrés d’une grande ouverture concernant leurs projets et même par rapport à certains aspects personnels que l’on échange normalement à micro fermé. À titre d’exemple, Bob Walsh a profité de notre entrevue pour faire une mise au point quant à son origine irlandaise. Il s’est dit très près des Québécois malmenés après la Conquête, car les Irlandais catholiques ont, eux aussi, subi des conditions semblables. Il s’agit du genre de confidence que l’on se sent privilégié de recevoir en tant qu’animateur.

Mes préférences et mes défis

Parmi les bons côtés de ma profession, j’apprécie particulièrement le fait d’avoir la liberté de choisir la musique et les invités qui passeront sur nos ondes. Il n’existe aucune autre radio qui permette autant de liberté aux animateurs. Du côté des défis, le passage du CD au format numérique a été pour moi moins évident. C’est plus difficile pour faire le suivi des pistes qui sont passées à la radio ou pas. J’ai également besoin des informations et des images qui accompagnent le disque, bien que cela représente des coûts supplémentaires en raison de l’emballage et de l’expédition.

Mon rapport avec l’audience

Il est très fort. Que ce soit au téléphone, par courrier électronique, sur la page Facebook de la station ou lors de spectacles et festivals, il est toujours très motivant de rencontrer les auditeurs ou que ma présence soit soulignée par un artiste.

Mes principaux critères de sélection sur les ondes

Pour qu’une chanson passe sur mon émission, il faut que celle-ci me plaise et qu’elle plaise à mes auditeurs. Dans la mesure du possible, j’aime qu’il y ait du feeling. Chaque émission est programmée en suivant une certaine courbe musicale, puis je réserve toujours un 25% du temps à la production canadienne. Les nouveautés ont leur place et souvent, je vais faire tourner les artistes qui sont en spectacle dans ma région prochainement ainsi que les gagnants de différents prix tels que les JUNO, les Maple Blues Awards et les Blues Music Awards.

À propos de la station : c’est le 15 février 1973, suite à sa mise en place par huit étudiants de l’Université Laval à Québec, que CKRL est officiellement entrée en ondes. Il s’agit de la plus ancienne radio communautaire d’expression francophone. Pionnière dans son domaine, elle s’accroche à sa mission pour faire valoir la musique et les citoyens. Cette mission est bien précise: participer au développement de la culture québécoise par une conception originale et dynamique de la radio FM. Le travail de CKRL se démarque par le contenu de la programmation, la recherche radiophonique, la formation offerte aux producteurs et ses relations avec la communauté de Québec. Pour respecter sa mission, la station poursuit plusieurs buts. Elle favorise l’expression musicale québécoise, francophone et étrangère, elle offre une information critique afin d’améliorer la qualité de vie du milieu et d’intégrer les ressources du milieu, elle développe la solidarité entre les groupes d’intervenants de la communauté et met de l’avant une conception dynamique de la radio FM qui suscite la promotion des idées créatrices et de l’animation culturelle. La station permet également la participation du milieu en garantissant l’accessibilité des ondes aux individus et aux groupes de la communauté régionale dont les objectifs sont en accord avec ceux de la corporation.