(CJMD – Lévis) Le NPD Québec à Un dimanche à Lévis

(CJMD - Lévis) Le NPD Québec à Un dimanche à Lévis

Deux candidats du Nouveau Parti démocratique du Québec, Raymond Côté dans Jean-Lesage et Lorraine Chartier dans Lévis, ont été invités à l’émission Un dimanche à Lévis afin de parler de leur formation politique et des idées de celle-ci.

Le parti propose 59 candidats dans la province pour sa toute première élection générale depuis sa renaissance, il y a environ quatre ans.

Cette mise à jour du parti lui a permis de devenir une entité totalement “libre” du NPD au pallier fédéral, a précisé M. Côté. “Je dois dire qu’en 2004, quand j’ai pris ma carte de membre du NPD fédéral, c’était déjà un sujet de conversation des néodémocrates québécois. Durant des années, le parti provincial était plus une succursale du parti fédéral pour recruter des candidats pour les élections fédérales.”

Son parti se dissocie de Québec solidaire, bien que plusieurs idées et orientations des deux partis soient similaires. “Moi, je suis fédéraliste, je ne trouve pas ma place là-bas”, indique M. Côté.

Pour sa part, c’est grâce à la Boussole électorale de Radio-Canada que Mme Chartier a découvert ses affinités avec le NPD Québec, qu’elle a d’abord contacté via Facebook pour obtenir des réponses à ses questions. Elle a finalement choisi de faire le saut en tant que candidate, cette année.

Elle ne croit pas que la multitude de “tiers partis” qui font concurrence aux quatre grandes formations politiques québécoises ne divisent le vote. “Quand on a des idées et des principes, on est la pour les exprimer. Les vieux partis ont tous été ds nouveaux partis à un moment donné, illustre-t-elle. Si on regarde, par exemple, le Parti québécois, c’est un parti qui a été long à partir aussi: avant la vague de 1976, ça a été long et ardu, mais ils ont continué. Donc, je pense qu’il y a de la place (pour tous).”

Son collègue a poursuivi: “Les électeurs qui ne votent pas constituent une donnée largement ignorée. Beaucoup de gens participent pas au processus électoral parce qu’ils ne se reconnaissent pas dedans. (La diversité des partis) est quelque chose qui permet une diversité qu’on pourrait qualifier d’écologique. Un parti politique est une entité organique qui évolue au fil du temps. On a besoin de renouveler le bassin d’idées.”

Gestion de l’offre

Le NPD Québec souhaite moderniser la gestion de l’offre. L’animateur Gaston Gourde a profité du passage des candidats pour les questionner sur le sujet.

“Un des gros problèmes de la gestion de l’offre, c’est comme les permis de taxi, ce sont des quotas de production, a fait valoir M. Côté. Le quota a pris de la valeur, c’est un capital pour un cultivateur. En contrepartie, il y a des problèmes liés à la capacité d’acheter ces quotas-là et de prendre la relève, sans compter des règles qui peuvent être des obstacles pour la transmission d’une ferme familiale. C’est beaucoup plus facile pour un étranger d’acheter une ferme laitière qu’un enfant un fils ou une fille. On défend l’optique de la modernisation. La gestion de l’offre est probablement le meilleur compromis pour à la fois soutenir nos producteurs tout en offrant les meilleurs prix sur le marché pour les consommateurs.”

L’ancien député fédéral se dit aussi pessimiste pour l’avenir de l’ALENA. “Ce n’est pas de la négociation, c’est de la prise d’otages, carrément, a-t-il déclaré. Le président Trump cherche à toutes fins pratique de voler la banque au détriment des deux grands partenaires des États-Unis, ou de faire tomber l’ALENA. Heureusement, le Canada a toujours un traité de libre-échange qui fait qu’on ne perdra pas tout. On ne parle pas de négociation, c’est du chantage.”

Contre un troisième lien vers Lévis

Mme Chartier s’est pour sa part prononcée contre le projet de troisième lien entre Québec et la rive-sud. Elle indique que chaque fois qu’elle a à se rendre vers la capitale, elle ne rencontre pas de problématique de cognestion.

“De là à investir des milliards de la poche des contribuables de quelques Lévisiens qui ont du mal à l’heure de pointe et des milliards pour l’entretenir… On est capables de moduler nos horaires. L’université Laval fait un exercice en ce sens et ça semble donner des résultats. Si on sort en-dehors de cette heure-là le matin et l’après-midi où il y a de la circulation, c’est vide le pont”, dit-elle.

“Il y a des problèmes beaucoup plus important dans la région, par exemple la couronne Nord de Québec. On est toujours coincés, les accès sont mal planifiés. (…) Il y a d’autres solutions, comme le covoiturage. Il faut repenser un petit peu; toutes les études le disent, dès qu’on met un nouvel axe de circulation,au bout de quelques années, c’est aussi lourd qu’avant”, a-t-elle renchéri.

Acquérir le Pont de Québec

Interrogé à savoir si le gouvernement du Québec devrait reprendre le Pont de Québec pour mettre fin à la saga qui entoure son entretien, M. Côté a rappelé qu’auparavant, l’infrastructure appartenait à Ottawa, qui l’avait cédé au CN avant que l’entreprise ne doit privatisée. “Ça avait été une débandade”, lance-t-il.

Il n’est pas opposé à ce que Québec acquière le pont puisque le futur réseau de tramway pourrait l’emprunter. Même avec le lien ferroviaire, 90% de la circulation qui y a cours est automobile, rappelle le candidat. “Le gouvernement pourrait percevoir des droits de passage du CN pour l’utilisation du rail. Le problème actuellement, c’est ce qu’on peut appeler la subvention de l’étalement urbain. Chaque fois qu’on ajoute une autoroute ou un lien, on se retrouve à faire ça. Un troisième lien favoriserait la construction de condos vers la côte du Sud, sur des terres agricoles”, prévient-il.

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